Les Baobabs

Les Baobabs

Bonjour, aujourd’hui on va parler des baobabs, arbre si beau si grand mais extrêmement menacé est qui est l’emblème du Sénégal.

Il existe dans le monde huit espèces de baobab 

Une, en Afrique continentale, Adansonia digitata, dont les individus sont ceux qui peuvent atteindre la plus grande taille et l’âge le plus avancé.

Six à Madagascar et une en Australie.

Le baobab d’Afrique continentale doit son nom au botaniste français Michel Adanson, qui les a décrits au Sénégal.

Le Baobab sacré de Fadial aurait 850 ans pour une circinférence de 32 mètres .

Un des baobabs restants du Sénégal

Le baobab est un arbre pouvant vivre pendant des milliers d’années. Ses usages sont très divers. On peut s’en servir pour faire une sorte de café ou de l’huile etc… La pulpe de ses fruits contient six fois plus de vitamine C que les oranges.


Certains agriculteurs sont découragés car les fruits que donnent les baobabs peuvent prendre jusqu’à 20 ans pour être mûr.

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Fruit de baobab.

« On s’y retrouve pour palabrer, pour se marier ou implorer la pluie de tomber. Dans le pays, le baobab est partout et sert à tout », explique Courrier International.

Je vous laisse un poème qui se nomme : Le Baobab de Louis Vibauver :

Il s’élève dans la savane

Qu’il domin’ de sa haute taille

Pour que juste à côté de lui

L’éléphant parraisse petit.

Mieux qu’un coloss’ , c’est un géant

Coiffé bien ridiculement

Dont l’envergure se réduit

Au fur, à mesur’ qu’il grandit.

On le dénomme baobab

Pour les nombreus’s grain’s de ses fruits

Et il trône comme un nabab

Vénéré dans tout le pays.

Tout comme il prend de la bouteille

L’air gourde lui sied à merveille:

C’est vrai que son ventre éminent

Rend son chef presqu’inexistant;

Il lève ses bras atrophiés

Comme outré par quelques propos

Et ses trois ch’veux ébouriffés

Le font paraître un peu gogo.

On le dénomme baobab

Mais ne riez pas c’est un roi

Car il trône comme un nabab

Respecté par les villageois.

Il est tellement singulier

Que les griots ont pu conter

Qu’il prenait ses racin’s au ciel

Pour être à la vie essentiel.

De ses feuilles, fruits et racines

Il nourrit plus de dix familles

Et par la voie du guérisseur

Il apaise mille douleurs.

On le dénomme baobab

Et il est bien hospitalier

Pour que trônant comme un nabab

Il abrite encor’ les sorciers.

Avec ses vertus innomblables

Il est le centre du village

Pour qu’à ses pieds soit réuni

Pour palabrer tout le pays.

Avec son âge séculier

Il est à tous si familier

Que nul ne peut imaginer

Un décor sans son fût bombé.

On le dénomme baobab

Et jusqu’aux cimetières, il veille

Pour que bien mieux que tout nabab

Son image soit éternelle.

Poème de Louis Vibauver.

Mais, à la forêt du nom de Bandia, une cimenterie est en train de se construire ce qui a détruit le paysage : « Il n’y a plus une fleur, plus un animal »

Forêt de Bandia, du moins ce qu’il en reste…

Bandia est en réalité le nom d’une commune mais la forêt est à 1 heure en voiture. En 2002, une société sénégalaise, les Ciments du Sahel, y a implanté sa cimenterie (dans la forêt), qu’elle alimente en calcaire en exploitant une vingtaine de mines à ciel ouvert dans les environs. Les autorités auraient toutefois été prises de court par le rythme effréné de la production de ciment, les trois cimenteries qui dominent ce secteur clef tournant à plein régime, selon une source gouvernementale. « Les cimenteries écoulent même leur production à l’étranger », relève ce responsable. « Il y avait des manguiers, des eucalyptus, des acacias, des baobabs… Regardez, il n’y a plus une fleur, plus un animal. Ici, la nature ne pourra plus jamais reprendre ses droits », se désole Mame Cheikh Ngom, professeur de géographie à l’université de Dakar, en observant autour de lui l’un des rares baobabs encore debout. 

4/5 de la forêt serait déjà détruite

Ce que j’en pense ? Je ne comprends pas pourquoi ces « cimentiers » détruisent les dernières réserves naturelle encore en vie pour faire du commerce.

Mais une solution semble se dessiner : Les réserves naturelles communautaires.

Source : https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/09/03/les-baobabs-africains-aussi-convoites-que-menaces_5349611_3212.html / https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/botanique-baobab-arbre-pharmacien-arbre-vie-666/page/3/ / https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/10/30/au-senegal-une-foret-de-baobabs-sacrifiee-sur-l-autel-de-l-industrialisation_6017446_3212.html / https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/economie-africaine/au-senegal-les-baobabs-sont-menaces-par-l-industrie-du-ciment_3681389.html / https://information.tv5monde.com/afrique/senegal-le-baobab-l-embleme-national-en-danger-285381 / https://www.jeuneafrique.com/850490/societe/chronique-senegal-baobabs-vs-ciment/

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